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Personnages d'Orsay

Les personnages remarquables en relation avec Orsay. La référence Orsay-OMLC signale que les informations sont principalement tirées de l'ouvrage ORSAY, d'un village d'antan... aux techniques de demain édité en 1986 par l'Office Municipal pour les Loisirs et la Culture.

Charles Boucher (1) (1548-1610)

Charles Boucher (1548-1610) prévôt des marchands de Paris, restaurateur de la seigneurie d'Orsay, obtint la « sauvegarde » d'Orsay en 1594.

Charles Boucher (2) ( -1714)

Charles BoucherCharles Boucher d'Orsay, prévot des marchands de la Ville de Paris de 1700 à 1708.
Portrait par Nicolas de Largillière. Peinture 1702 - Paris, Musée Carnavalet. Source : plaquette réalisée à l'occasion de l'exposition d'Orsay au Quai d'Orsay qui s'est tenue à la Grande Bouvêche du 5 au 30 mai 1999.

Au cours d'un de ses séjours au Louvre, Louis XIV demanda à Charles Boucher de prolonger le quai sur la rive gauche de la Seine de la rue du Bac jusqu'au futur pont de la Concorde. Il fut stipulé que cet ouvrage s'appellerait le « Quai d'ORSAY »

Pierre Grimod du Fort (1692-1748)

Pierre Grimod du Fort, fermier général et Intendant des Postes, acheta la seigneurie d'Orsay en l741 et remodela l'urbanisme de la ville.

Pierre Gaspard-Marie Grimod (1748-1809)

Comte d'Orsay et grand amateur d'art.

Jean Victor Marie Moreau (1763-1813)

jean Victor Marie MoreauLe temple de la Gloire à Orsay est un monument édifié en 1801 pour célébrer la victoire du général Moreau à la bataille d'Hohenlinden.

Plus d'informations à propos du général Moreau et de sa relation avec Orsay sur le site du Temple de la Gloire

Charles Desjobert (1751-1823)

Grand maître des Eaux et Forêts, propriétaire du château de Launay, et maire d'Orsay (1803 à 1813).

Jean-Louis Archangé (1750-1832)

Jean-Louis ArchangéJean-Louis Archangé naquit à Orsay le 11 mai 1750. Il mourut à Paris le 28 octobre 1832. Son principal titre de gloire est d'avoir légué à son village natal (Orsay) une grande partie de sa fortune, en vue de la création de deux institutions : la Rosière et l'Hospice, devenu depuis le Centre hospitalier.

Orsay-OMLC

Fils de l'intendant du Château d'Orsay et issu par sa mère d'une très ancienne famille locale d'artisans, Jean-Louis Archangé étudia l'architecture à l'Académie Royale d'Architecture. On lui connaît dans ce domaine deux réalisations majeures qui, malheureusement, ne nous sont pas parvenues :

Bien qu'il ait résidé essentiellement à Paris, il était resté très fidèle à son village natal et, demeuré célibataire, à son décès en 1832, il consacra par son testament l'essentiel de sa fortune à des fondations pour l'amélioration du sort de la population d'Orsay. Sans doute avait-il été influencé par le catholicisme social de Lammenais :

Général Albert Grimod, comte d'Orsay (1772-1833)

Fils de Pierre Gaspard Grimod, fut diplomate autrichien.

Alfred Grimod (1801-1852)

Gédéon-Gaspard-Alfred d'Orsay, Grimod (fils d'Albert Grimod) a vécu entre la France et l'Angleterre sans compter quelques années passées en Italie. Il est appelé le Chevalier d'Orsay, titre qu'il portait avant de devenir comte d'Orsay à la mort de son père. Ce fut le fameux prince des dandy qui fit connaître au monde le nom d'Orsay. Il repose avec sa compagne Marguerite au cimetière de Chambourcy (Yvelines).

D'après un article de Jean Nicolas (Orsay-OMLC).

Eugène Dubreuil (1782-1862)

Neveu de Jean-Louis Archangé, Eugène Dubreuil (1782-1862) fut architecte des Bâtiments de la Couronne et conforta par son testament l'œuvre de son oncle. L'oncle et le neveu sont inhumés dans le cimetière d'Orsay et leur mémoire est honorée par deux des principales rues de notre ville qui portent leur nom.

Antoine Etex (1808-1888)

Antoine EtexAntoine Etex, né à Paris en 1808, entre à l'Ecole des Beaux-arts en 1824 où il étudie la sculpture avec James Pradier et Louis Dupaty, la peinture avec Ingres et l'architecture avec Félix Durban. Il obtient la commande de deux haut-reliefs de l'Arc de Triomphe à Paris, La Résistance de 1814 et La Paix de 1815 et réalise le tombeau de Napoléon Ier aux Invalides. Antoine Etex fait l'acquisition du Temple de la gloire à Orsay vers 1840. Le peintre Camille Corot de passage à Orsay en 1842, peint un tableau intitulé Maison de campagne d'Antoine Etex qu'il offre à ses hôtes en prenant congé d'eux. Antoine Etex décède à Chaville en 1888.

Louis-Clément Faller (1819-1901)

Louis-Clément Faller naît le 1er juin 1819 à Habsheim (Haut-Rhin). Arrivé à Paris vers 1838, il entre dans l'atelier de Delaroche, puis vers octobre 1843, dans l'atelier d'Eugène Delacroix. En 1851, il est aux États-Unis où il devient l'un des portraitistes les plus appréciés de la Nouvelle-Orléans. Après diverses étapes, Faller se fixe à New-York où il fait connaître le paysagisme en Amérique. Vers 1863, il hérite d'une maison à Orsay. Conquis par le pittoresque de la vallée de Chevreuse, il expose des paysages peints dans notre vallée. Il met fin à ses jours le 27 février 1901; il est enterré à Orsay.

D'après J.-Y. Ruellan (Orsay-OMLC).

Charles Péguy (1873-1914)

Né en 1873 à Orléans, mort en 1914 sur le front de la bataille de la Marne, le poète Charles Péguy a vécu à Orsay, de 1901 à 1907, sept années importantes de sa vie

Nicolas Tarkhoff (1871-1930)

Nicolas TarkhoffNicolas Tarkhoff fut un peintre russe de talent qui peignit longuement à Orsay et dans la Vallée de Chevreuse. L'ouvrage « Orsay 999-1999 » édité par Chloé représente, à l'intérieur des pages de couverture et dans le chapitre consacré à Tarkhoff, des oeuvres flamboyantes mais il fit aussi du pointillisme et de l'expressionnisme parfois proche du fauvisme.

Ce peintre né à Moscou, en 1871, a reçu une éducation bourgeoise et stricte. Il parlait parfaitement le français et, en voyage à Paris, il épousa à 34 ans une française.

Il exposa à la galerie Vollard (mais se fâcha avec le galiériste) et participa à de nombreux salons. Son caractère entier lui a valu beaucoup d'inimitiés.

Il gagna bien sa vie, exposa en Russie et à New York mais, fatigué par la vie agitée parisienne qui retirait beaucoup de temps à l'exercice de son art, il se retira à Orsay qui, depuis 1854, était rapidement relié à Paris par le train. Il réalise alors beaucoup de scènes de la vie familiale ou de la vie champêtre.

La guerre de 14-18, la Révolution d'Octobre en 1917 sont autant d'événements tragiques et de crise qui font, qu'éloigné de Paris, il finit par être un peu oublié et voit ses ventes chuter.

Hortensia, sa fille, élève douée à la scolarité exemplaire à Orsay, a un caractère aussi trempé que le sien. Elle fait une fugue et se laisse enlever par un homme marié qui lui fait trois garçons et qui l'abandonne ensuite. Après des années « de galère » elle épouse un brave homme qui accueille ses enfants et lui donnera trois filles.

Jamais Hortensia ne revint chez elle et elle maintint ses enfants dans l'ignorance totale des activités de leur grand-père.

Celui-ci s'éteindra usé et ruiné, en 1930 à Orsay où il est inhumé avec son épouse. Ses tableaux valent aujourd'hui des fortunes et il est reconnu comme un précurseur du fauvisme et de l'impressionnisme. Ses oeuvres sont en grands partie exposées au Musée du Petit Palais à Genève.

Jean Larousse

Louis Soullié (1860-1940)

Louis SoulliéLouis Soullié, né à Paris en 1860 et décédé à Orsay en 1940, a été un libraire spécialisé dans les catalogues de vente d'art, un éditeur, un marchand d'art, un galeriste et un bibliographe d'art. Il est principalement connu pour son travail de collecte, d'annotation et de compilation de catalogues de vente d'art et de catalogues d'exposition rétrospective.

Louis Soullié est considéré comme un précurseur de l'utilisation des catalogues de vente d'art pour assurer la traçabilité des oeuvres d'art. Les informations contenues dans ses répertoires, ses relevés, et ses dictionnaires sont toujours des références pour les chercheurs en histoire de l'art, les marchands d'arts, les experts, les collectionneurs.

À partir de 1883 environ et jusqu'en 1908, Soullié est libraire à Paris. Il commercialise des catalogues édité lors des ventes aux enchères des œuvres d'art, en les annotant d'informations complémentaires. À partir de la compilation de ces catalogues, il publie des ouvrages de synthèse tels que : Les ventes de tableaux, dessins et objets d'art au XIXe siècle. Il édite et contribue activement à la réalisation d'un Dictionnaire des Ventes d'Art dit le Mireur, à la confection duquel il participe. Dans sa librairie-galerie, il expose également les œuvres de divers artistes tels que Paul Cirou, Paul Aron, Othon Friesz... Il vend entre autres, des Corot, des Gauguin, des Van Gogh. Auguste Rodin sera l'un de ses clients.

Au cours de l'année 1908, Soullié vient résider et s'établir professionnellement à Orsay, reprenant la maison libérée par Charles Péguy. Il y poursuit son activité de compilation de catalogues et de vente d'art avec un dépôt rue Dalou à Paris. À partir de 1909, il participe, pour le couturier Jacques Doucet, à la constitution de la « Bibliothèque d'art et d'archéologie Jacques Doucet », qui deviendra en 2003, la bibliothèque de l'Institut National d'Histoire de l'Art - collections Jacques Doucet. Vers 1913, Louis Soullié achève un important ouvrage sur la peinture espagnole : Relevé détaillé des tableaux et dessins de l'École Espagnole ayant passé dans les ventes de collections depuis 1801. Une copie de ce manuscrit se trouve actuellement au musée du Prado à Madrid. En 1934, Louis Soullié achève le manuscrit d'un Dictionnaire des miniaturistes et enlumineurs, peintres sur émail et en fixé. L'ouvrage est mis en souscription, mais n'a jamais été publié.

Louis Soullié a cessé son activité professionnelle officielle vers 1936. Il est mort à Orsay le 14 octobre 1940.

R. Kielbasa

Maurice Bunau Varilla (1856-1944)

Propriétaire du château de Launay qu'il habita depuis 1880, directeur de journal.

Henri Ghéon (1875-1944)

Henri GhéonHenri Léon Vangeon est né à Bray-sur-Seine en 1875. Il fait des études de médecine et se prend de passion pour la littérature en publiant des poèmes et des pièces de théatre. Fin octobre 1909, Ghéon s'installe à Orsay et devient l'ami de Charles Péguy. Il meurt à Paris, presque oublié, quelques jours après le débarquement de 1944.

D'après D. Klein et P. Rebuffet, Orsay-OMLC

Frédéric et Irène Joliot-Curie (resp. 1900-1958 et 1897-1956)

Prix Nobel de Chimie en 1935, furent à I'origine de la création du centre scientifique d'Orsay.

Pierre Delarue-Nouvelière (1889-1973)

Delarue-Nouvelièr eIllustrateur et humoriste ferrovipathe orcéen

Pierre Delarue-Nouvellière qui connut une certaine notoriété comme dessinateur humoristique, vécut de 1933 à 1973, quarante années de sa vie à Orsay.

Orsay-OMLC